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©Flore Tricotel

Flore Tricotel

Photographe

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Vit et travaille dans la Drôme

©Yannis Frier

L’appareil photographique a longtemps été pour moi un écran de protection. En regardant à travers le viseur, je pouvais approcher les autres humain·es, prendre le temps de les observer, tenter de comprendre, sans avoir besoin de parler. À chaque déclenchement de l’obturateur je questionnais silencieusement les modèles qui posaient devant moi : Et vous ? Comment faites-vous ? Comment faites-vous pour vivre ?
J’ai sondé pendant presque dix ans les visages de mes contemporain·es à la recherche de réponses. Puis les visages ont laissé place aux corps, dix autres années encore.

Souvent j’ai considéré l’appareil photographique comme un moyen mécanique d’enregistrer le réel, un instrument de vérité. S’il en est un, ne révèle-t-il pas la vérité intrinsèque de l’artiste-photographe et non celle de ce qui est photographié ?
D’écran de protection il devient ainsi miroir de ma propre histoire. Une histoire en mouvement perpétuel, façonnée encore et encore par cette multitude d’images latentes qui se forment dans la matière photosensible des surfaces que j’utilise et surtout dans chacune de mes cellules.

Une exploration nouvelle commence alors. Je cherche à voir au-delà du regard, au-delà des yeux. Je pars en quête d’autres paysages et de comment montrer l’invisible, le sensible, l’hyper-sensible.

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